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Le maître est en ville 01-09-89 11:26 Age: 19 yrs BY: LE JOURNAL DE ST BRUNO(QUÉBEC) Category: Quebec, S
Le maître est en ville Kenji Tokitsu, -un Senseï du Shaolin Mon, est de passage à Saint-Bruno pour enseigner son savoir-faire à plusieurs professeurs d'arts martiaux québécois. Le Journal en a profité pour rencontrer l'homme. Le Japonnais est natif d'une petite ville nommée Yamaguchi. Il a débuté la pratique du Shaolin Mon à l'âge de 7 ans. Mais c'est huit ans plus tard qu'il a vraiment pris goût à la discipline. Puis, il a poursuivi ses études à Tokyo et en France, se servant de son apprentissage dans les arts martiaux pour mieux surmonter les différents problèmes journaliers. Il est finalement devenu Docteur en sociologie en 1982. Pendant ce temps, il en a profité pour former une école spécialisé dans ce qui s'avère être la première source d'arts martiaux jamais pratiqués; le Shaolin Mon. Pour le Senseï, ce choix du retour en arrière dans l'histoire chinoise s'imposait. Il a rapidement compris la grande différence qui sépare son art de celle des autres; «Ce n'est pas simple Sachez que Kenji est maintenant au début de la quarantaine. Mais en le rencontrant, on lui en donne â peine vingt-huit. Calme, pas très grand mais massif, le Japonais est un personnage attachant. D'un petit sourire en coin, il s'exprime mieux que la plupart des Canadiens-français. Il semble sûr de lui et ne se gêne pas pour perdre son sérieux quand on lui parle de « Karaté kid ». «Vous savez, ce film, c'est un spectacle amusant. Mais il n'y a rien de vrai là dedans et il ne faut surtout pas que les enfant essaient d'en faire autant. Un coup au karaté peut être fatal. Quand je vois ces films montrant la vedette recevant des coups de toutes sortes pour ensuite se relever indemne, c'est une blague. Des morts dans les vrais compétitions, il y en a. Mais aucun ne peut résister aussi longtemps que ces vedettes de film » Une autre différence entre le Shaolin Mon et compagnie, c'est que ce premier met en évidence l'art d'éviter; «Vous ne mangez pas quelque chose de pourri, vous ne cassez pas un cube de sucre. Vous évitez le pourri et vous attendez que le sucre fonde. C'est l'art de patienter, d'attendre le moment opportun», de terminer monsieur Tokitsu. Il part aujourd'hui, suite à un périple de dix jours en sol québécois. Cette visite est orchestrée par un de ses élèves Philippe Munn qui, avec les autres professeurs d'arts martiaux au Québec, enseigneront à leur tour ce que le Senseï leur a enseigné. Il sera de retour l'an prochain, en mars probablement, où encore une fois, comme lors de son premier périple plus tôt en saison au Canada, Kenji Tokitsu comprendra ce que signifie l'hiver québécois. Le Journal l'attend avec une tuque du Canadien. Entre temps, il doit voir au bon fonctionnement de ses autres clubs en Europe, ceux-ci comptant plus de 1 500 étudiants. Son club à Saint-Bruno est situé au 1 400 Montarville, au Studio Joylen. Philippe y donnera des cours les mardis et jeudis, dès 20 h 30, ainsi que le dimanche de 10 heures à 12 heures. II faut toutefois se précipiter si l'on veut s'y inscrire, car ce cours, qui vise autant les jeunes que les moins jeunes, en est un semiprivé, Il y a donc un nombre limité de participants qui y auront droit. Les personnes intéressées peuvent s'informer au 141-0826. Et bon voyage Sensei STÿPHANE MELOCHE
Source : Journal de St-Bruno du 17-09-1989 - page 48
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