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Méthode Hida
[3/18] Témoignage sur les expériences
Témoignage sur les expériences
- « Le maître a fait couvrir sa tête avec un cylindre en acier de double épaisseur qu'il a fait recouvrir d'une étoffe, ce qui fait qu'il était couvert jusqu'aux épaules ; il est impossible de voir quoi que ce soit dans ces conditions. Il prenait alors la main d'une personne et lisait les lignes de la main et trouvait aussi la moindre tache sur les mains. Il pouvait connaître la partie cachée des vêtements et le contenu des poches d'une personne. Il était aussi capable de lire couramment un livre que tenait une personne qui se trouvait de l'autre côté d'une cloison. Pour cela, il n'avait pas besoin de regarder dans la direction de la personne en question. Il se mettait dans cette direction uniquement pour que les assistants puissent entendre plus facilement sa voix afin de constater la concordance entre sa lecture et le texte du livre. Il pouvait nous raconter ce qui se passait à la station du bus, cinq à six cents mètres plus loin. Il savait voir ce qui se passait dans les pays étrangers et souvent connaissait les événements à l'avance.
- Il prenait un petit arc d'enfant. Je me plaçais à n'importe quel endroit en tenant un morceau de fil de fer à la main ; sa tête était couverte du cylindre en acier et, par conséquent, il ne pouvait pas me voir. Mais, à chaque tir, la flèche touchait mon fil de fer. Il en allait de même quand je me déplaçais. Je lui ai demandé : « Sur mille ou dix mille essais, vous pouvez peut-être rater une fois ? ». Le maître répondit en souriant : « Impossible que j'échoue car je lâche la flèche après avoir touché la cible. »
- Le maître a fait des expériences de calcul de chiffres avec des experts en boulier. Le maître disait que cela lui était égal, même s'il y avait trente six mille chiffres. Mais cela est impossible avec les bouliers, ils ont fixé le nombre de chiffes à une vingtaine. Il s'agissait de faire des calculs de multiplication, de division, de soustraction et d'addition avec des nombres d'une vingtaine des chiffres. Ils commencèrent ensemble et le maître trouva la réponse chaque fois en moins de huit secondes et attendit la réponse des experts en boulier. Il ne s'est jamais trompé dans la réponse.
- Quelqu'un écrit sur le tableau un nombre composé de plus de dix chiffres. Une autre personne écrit aussi un nombre composé de nombreux chiffres. Le maître se place toujours dans des conditions où il ne peut pas voir le tableau. Il dit à quelqu'un :
« Vous divisez le premier chiffre en deux ou en trois, comme vous voulez. »
Il effectue, à plusieurs reprises, des additions, soustractions, multiplications et divisions. Finalement, il obtient le nombre écrit par l'autre personne. - Il fait préparer vingt à cinquante dés et, sur chaque face, écrit un nombre composé de trois chiffres. Les nombres écrits sur les faces de tous les dés sont différents. Le maître dit que le nombre de dés n'a pas d'importance mais, pour la commodité du calcul, nous l'avons limité à ce nombre.
On pose tous les dés sur une planche et on les jette en l'air. Les dés tombent sur le tatami, sur le bureau, sur la chaise. Le maître écrit immédiatement deux nombres dont l'un correspond à l'addition totale des nombres écrits sur la surface du haut de tous les dés, l'autre correspond à celui de surface cachée. Parfois, il écrivait la réponse avant que quelques dés lancés en hauteur ne s'arrêtent de rouler sur le sol. - Le maître avait une mémoire extraordinaire. il gardait en mémoire tout ce qu'il avait lu depuis son entrée à l'université. Les codes civils, les soutra, la bible, les ouvrages littéraires et scientifiques japonais ou étrangers. Il s'était entraîné pour pouvoir ressortir immédiatement tout ce qu'il avait mémorisé. Il m'a dit : « Vous aussi, vous mémorisez tout ce que vous avez vu et entendu mais, seulement, vous ne savez pas le classer, ni le stocker, ou plutôt vous ne faites pas d'effort pour le classer, c'est pourquoi vous ne pouvez pas le retrouver à votre guise. ». J'ai supposé, en entendant ces paroles, que sa mémoire est bien classée, comme des livres dans une bibliothèque. Je regrette de ne pas lui avoir demandé de m'apprendre les exercices de base pour acquérir cette capacité car j'étais chaque fois trop ému.
- Vous ôtez le fond d'une boîte à thé cylindrique. Le maître place une mince feuille de papier à la place du fond et remplit d'eau cette boîte. Il lève cette boîte mais aucune goutte d'eau ne tombe. Il pose une autre feuille de papier sur l'autre côté et il attache un fil au milieu et il tient cette boîte cylindrique en équilibre horizontalement. Il laisse cette boîte accrochée, aucune goutte ne tombe, même après plusieurs jours.
- Vous coupez un papier ordinaire en lamelles de trois centimètres sur douze environ. Vous le pliez en deux endroits pour former un U. Sur chaque partie pliée, vous accrochez un anneau de fil de fer et vous prenez un des deux anneaux avec vos doigts de sorte que l'autre anneau reste suspendu sur l'autre pli du papier. Parfois le papier ne peut pas retenir le poids de l'anneau. Maintenant, sur cet anneau, vous attachez un bloc de pierre que vous ne pouvez soulever qu'avec effort (20 kg). Comment peut-on songer à le soulever dans ces conditions ? C'est impossible. Pourtant, après avoir déterminé sa position avec un kiaï, le maître l'a soulevé. La chose incroyable est que les plis du papier sont demeurés inchangés et la lourde pierre a été soulevée. Il répéta plusieurs fois le même essai. Il n'y avait aucun trucage, nous étions si près que pouvions toucher les objets. Le maître expliqua ainsi ce phénomène : il avait employé la force cosmique qui, en traversant les objets tels que le papier et le fils de fer, les rend bien plus puissants. Pour avoir recours à cette force, il forme une sorte de globe en plaçant une force égale au bas du ventre et derrière le bassin. Il place le centre de ce globe au milieu de l'écartement des pieds, puis il oriente ces deux points exactement vers le centre de la terre afin que ces trois points forment un seul alignement.
Le maître disait qu'il ne s'agissait pas d'un pouvoir étrange, ni d'un miracle et que tous peuvent le faire, s'ils s'entraînent correctement. ».
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