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Etude de la logique du corps
[4/5] Le principe d'immersion et le déplacement dans l'art du sabre

L'enseignement du déplacement par immersion

 

En étudiant l'art classique du sabre japonais, j'ai compris comment ce principe était sous-jacent à certains enseignements sans y être clairement exprimé. J'ai alors analysé, à partir de ce principe, le contenu de différentes disciplines des arts martiaux japonais et chinois et constaté que la manière d'utiliser l'énergie de la pesanteur intervenait d'une façon très subtile. Ce principe est facile à énoncer mais difficile à appliquer. En fait, sa mise en oeuvre est décelable dans les techniques avancées de différentes écoles mais elle est communiquée, à la manière d'un secret d'efficacité, à travers la réalisation de certaines techniques.

 

Selon mon analyse, le déplacement par immersion a été découvert et approfondi dans l'art du sabre japonais à partir de trois directions :

 

Je citerai deux exemples. Dans l'école de sabre classique Kaïshin-ryu (Kuroda 1992), toutes les techniques sont basées sur le « principe de non utilisation (de la force) des jambes » (musoku no ho). Dans cette école, le déplacement par immersion est associé à des mouvements de rotation dont l'axe est donné par la ligne centrale du corps et la frappe du sabre se caractérise par une rapidité et une puissance fulgurantes. Pourtant, cette technique est peu éprouvante physiquement car l'ensemble chute-rotation associe l'énergie des différentes parties du corps qui entraîne les bras. La manière dont l'effort est réparti dans ce type de technique mériterait une étude spécifique. L'application la plus récente du principe d'immersion, qui n'est cependant pas explicité, est la forme de déplacement développée pour augmenter l'efficacité, par le maître de karaté Sigeru Egami, sous le nom de « principe de rapprochement avec la terre » (shukuchi-ho) ( Egami 1970).


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