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Articles de K. Tokitsu
    Taichi et Sui-shu (tai-chi et tui-sho, toui shou ou tui shu)
        Taichi et Sui-shu (tai-chi et tui-sho, toui shou ou tui shu)


TAI-CHI ET SUI-SHU

 

Les rapports entre le tai-chi chuan et le sui-shu ont été soulignés dès le début. On vient de voir leurs rapports « internes », celui concernant l'état où doit être le corps ; mais ils ont aussi des liens « externes ». Le kata (4) de tai-chi (en particulier celui de synthèse) est un ensemble de techniques d'attaques et de parades utilisables en sui-shu, c'est-à-dire pour la seule forme de combat que connaissent beaucoup de pratiquants en Chine. Ce kata donne à la fois les techniques de combat (aspect externe) et les moyens de les rendre efficaces (aspect interne) (5). Un aspect remarquable de ce kata est qu'à côté d'une technique d'attaque on trouve en général la technique de défense appropriée. C'est ainsi qu'on peut faire un travail de kumité à deux, où l'un des partenaires pratique l'attaque et l'autre la parade.

 

Dans la mesure où le tai-chi chuan est pratiqué comme un art martial (et pas seulement comme une gymnastique de bien-être), il doit permettre d'améliorer le sui-shu (et réciproquement !), et donc la capacité en combat rapproché qui, si on en croit l'adage, est la forme de combat entre adeptes de haut niveau. Mais la rigidité de l'enchaînement des formes et la volonté de voir dans cet exercice la seule forme possible de combat a conduit bien des écoles d'art martial chinois à critiquer, voire à rejeter, le tai-chuan. Des écoles internes comme le Xing-I ou le Bagua permettent de travailler des techniques de combat à moyenne ou même à longue distance. Le da-cheng-chuan a porté sa critique la plus vive contre le tai-chi au point de rejeter toute forme d'enchaînement, trop rigide pour le combat, et à prôner une « liberté » totale. Le tai-chi de synthèse est justement un essai de régénérescence du tai-chi pour le combat puisque Wang Shu Jin, adepte des deux autres arts internes (qui ont été cités plus haut), a participé à son élaboration et que ce maître pratiquait le combat libre (et avait été lui-même en contact avec le da-cheng-chuan).

 

M. FHIMA Août 1996

 

(4) Le terme chinois est tao-lu, c'est à dire forme, enchaînement. 1l y a manifestement une différence entre les termes chinois et japonais puisque la notion de kata va bien au-delà d'un simple enchaînement de techniques. L'emploi de ce terme reflète une différence de conception (par rapport à Me Wang Fu - Lai par exemple) pour ce qui concerne l'état d'esprit avec lequel il est exécuté.

(5) On a bien vu que ces moyens ne sont pas considérés comme suffisants même pour la pratique du sui-shu (sans parler du combat libre) puisque, par exemple, les exercices du da-cheng-chuan (ou ceux du tai-ki-ken) sont préconisés pour les développer.

Exercice de SUI SHU

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Absorption de l'attaque de l'adversaire tout en prenant son CENTRE

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Après avoir pris et dominer le CENTRE de l'adversaire, l'attaque est lancée dans le trou qu'a créé l'adversaire lorsqu'il a découvert sa ligne centrale. Remarquer que le bras droit de Maurice est contrôlé par l'avant bras de Tokitsu Sensei, ceci afin d'annuler une attaque éventuelle.

Document d'archive écrit en aout 1996
par Maurice Fhima (élève de Me Tokitsu) - publié dans Bulletin de l'école Shaolin-mon n°1


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