Storia del Karate. La via della mano vuota
L'arte marziale, per i giapponesi, è in stretta relazione con la cultura e la tradizione, con lo Zen e la cerimonia del the, con 1'arte di disporre i fiori e il tiro con 1'arco: è impossibile parlare di arti marziali senza aver presente il contesto culturale the le ha fatte nascere.
Kenji Tokitsu è riuscito, grazie alla sua lunga pratica nel karate e agli studi compiuti (dottore in sociologia e cultura giapponese), a condensare queste sue conoscenze in questo lavoro, frutto di molti anni di gestazione.
Attraverso lo studio e la tradizione dei testi originali dei fondatori del karate qui riportati, l'autore, studiando la storia del karate, fin dalle sue remote origini, ha trasmesso quella che in realtà è la storia delle arti marziali moderne da combattimento giapponese, intrecciando le riflessioni sociologiche ed educative con esempi di testi mai prima tradotti in lingua occidentale.
Il volume analizza dettagliatamente la nascita e 1'evoluzione delle maggiori scuole di karate quali la scuola Shotokan, la Goju-ryu, la Shito-ryu, la Shorin-ryu, la Wado-ryu ecc., attraverso la presentazione e il modello di vita e dei testi dei maestri fondatori di tali scuole.
Grandissima rilevanza assume la presentazione, per la prima volta in italiano, del Bubishi o "l'arte del combattimento a mano nuda della gru bianca", origine delle tecniche di combattimemo, illustrate da quarantotto disegni originali.
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Estratti del libro
Venu du Japon, le karaté s'est largement diffusé dans le monde entier; il allie modernité et tradition. Les uns le considèrent comme un sport de combat, les autres comme un art martial. Il se pratique à main nue. Les techniques principales en sont les coups de poing, les coups de pieds et les parades.
... le karaté dans sa tradition comportait certes la recherche de l'efficacité en combat, mais aussi l'éthique d'une manière de vivre. Par rapport aux autres arts martiaux japonais, le karaté est un art jeune [...] Il est parvenu à un haut degré de perfection dans sa forme et ses adeptes ont atteint un niveau que les conditions de vie actuelles ne permettent plus de retrouver. Les adeptes contemporains prennent la pratique ancienne comme un modèle achevé dont ils cherchent à se rapprocher.
L'adoption du terme karaté date des années 1930. Ce changement de nom est révélateur d'une phase importante de l'histoire de cette discipline. Il correspond au passage d'un art secret, dont le nom, fluctuant, importait peu, à l'affirmation d'un art reconnu dont le nom indique l'orientation. Le mot: karaté signifie: main vide; il est porteur d'une indication technique et d'une idée philosophique, le « vide » étant entendu au sens bouddhique du terme.
La formation du karaté est mal connue, car celui-ci est resté longtemps un art secret, limité à un cercle restreint de la population d'Okinawa.
Dans la suite de cet ouvrage, je vais présenter le karaté et les différents courants qui le traversent en m'attachant à faire ressortir les caractéristiques principales de cet art martial et à montrer comment elles peuvent s'expliquer par sa formation.
Cette brève évocation de l'histoire d'Okinawa permet de comprendre comment la spécificité de la culture d'Okinawa s'est développée en intégrant intimement les influences chinoise et japonaise. Larticulation de ces trois éléments à différentes périodes historiques est indispensable pour expliquer la formation du karaté et comprendre le sens technique transmis par les kata.
Dans les différentes versions de l'histoire de l'art du combat d'Okinawa la figure de Matsumura est légendaire. Aussi est-il important pour comprendre l'influence qu'il a pu avoir de considérer qu'il avait étudié l'art martial à Okinawa, au Japon et en Chine.
C'est en grande partie par l'intermédiaire d'Anko Itosu que nous est parvenue la tradition du Shuri-té, l'école de Matsumura.
En 1901 A. Itosu réussit à faire adopter le karaté comme discipline d'éducation physique à l'école primaire de Shuri.
Pourquoi et comment y est-il parvenu ? Cela a-t-il entraîné une modification du karaté ?
[...] A. Itosu est passé par plusieurs étapes. Ainsi ce serait une erreur de penser qu'il a enseigné les kata de Pinan sous une forme donnée une fois pour toutes. En effet, au début de son enseignement, de nombreux passages de ses kata
s'exécutaient mains ouvertes. Compte-tenu de difficulté et du danger de la pratique à mains ouvertes pour des élèves, certains passages seront peu à peu réalisés avec le poing serré. A. Itosu donna aux maîtres qui enseignaient à l'école des instructions conçues pour faire passer d'abord dans l'enseignement du karaté les composantes éducatives, physiques et morales.
Gichin Funakoshi commence à pratiquer le karaté vers l'âge de 12 ans sous la direction d'Anko Asato, un des disciples les plus brillants de Sokon Matsumura. G. Funakoshi, camarade de classe du fils aîné d'A. Asato, va souvent jouer chez lui, et est peu à peu attiré par son art. Devenu le disciple passionné d'A. Asato, il continuera toute sa vie d'approfondir le karaté.
Chojun Miyagi naît en 1888 à Naha d'une famille de riches commerçants. Il commence à étudier l'art martial sous la direction de K. Higaonna au moment où il entre au lycée. [...] C. Miyagi fait de nombreux voyages, tant pour se perfectionner que pour assurer la diffusion du karaté. Il retourne plusieurs fois au Fujian et se rend aussi à Pékin en passant par la Corée. Parallèlement, il fait une dizaine de voyages au centre du Japon pour assurer la diffusion du karaté. et former des élèves.
Kenwa Mabuni est né le 14 novembre 1889 à Shuri dans une ancienne famille d'officiers du roi de Ryukyu. A la suite du changement de régime, son père avait pris la profession de pâtissier. Enfant, Kenwa Mabuni est de santé très fragile et cherche le moyen de devenir plus fort. Il est initié au karaté à l'âge de dix ans environ par un domestique de sa maison, Matayoshi.
Parmi les fondateurs des quatre principales écoles de karaté, H. otsuka est le seul à n'être pas originaire d'Okinawa. Il naît en 1892 dans une famille de médecins à Ibaragi, près de Tokyo. Sa mère descendait d'une famille de guerriers. Il est initié très tot, vers l'âge de cinq ans, au sabre et au jujutsu, dans le cadre familial.